Litiges avec les notaires
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Litiges avec les notaires

Contrôle des actes notariés, contestation d'évaluations, responsabilité notariale. Une lecture experte grâce à la double expérience notaire-avocat — à Marseille et Nice.

Notre intervention en Litiges avec les notaires

Engager un avocat contre un notaire est nécessaire dès qu’une faute professionnelle a causé un préjudice : trois voies de recours existent — la responsabilité civile professionnelle (RCP), la saisine de la chambre disciplinaire et, dans les cas les plus graves, l’action pénale pour faux en écriture publique (C. pén. art. 441-4).

Le cabinet, fondé par une ancienne notaire devenue avocate, conduit l’action de l’avocat contre le notaire devant les tribunaux judiciaires de Marseille et Nice. La double expertise notariat/barreau permet d’identifier rapidement le manquement (devoir de conseil, retard fautif, erreur d’instrumentation, défaut d’impartialité) et d’évaluer l’indemnisation possible avant toute procédure.

Les litiges avec les notaires constituent une spécialité du cabinet, rendue possible par la double compétence notaire-avocat de sa fondatrice. Cette expertise permet de contrôler les actes avec une précision que seule la connaissance interne des pratiques notariales rend possible.

Le cabinet intervient en cas de manquement au devoir de conseil, d'erreur dans la rédaction des actes, d'évaluation contestable des biens, de lenteur injustifiée dans le règlement d'une succession ou de tout différend portant sur la responsabilité professionnelle du notaire.

L'approche combine une analyse documentaire minutieuse, la constitution d'un dossier technique solide et, si nécessaire, une action contentieuse devant les juridictions compétentes. Le cabinet veille également à coordonner l'action avec les instances ordinales lorsque la situation le justifie.

Ce que vous obtiendrez

Les litiges avec les notaires nécessitent une connaissance approfondie des pratiques notariales. Le cabinet, fondé par une ancienne notaire, offre une lecture unique de ces dossiers.
Cette double compétence permet d'identifier les anomalies, de constituer un dossier technique solide et d'agir efficacement.
  • Contrôle expert des actes notariés
  • Responsabilité professionnelle du notaire
  • Contestation d'évaluations
  • Manquement au devoir de conseil
  • Action contentieuse coordonnée
L'objectif est de faire valoir vos droits avec rigueur et détermination, en s'appuyant sur une expertise rare et une connaissance concrète du fonctionnement des études notariales.

Types de manquements notariaux couramment sanctionnés

La responsabilité d'un notaire peut être engagée sur des fondements très différents. Voici les principales configurations que nous traitons, à Marseille, Nice et dans le Var, en action amiable ou contentieuse.

Manquement au devoir de conseil

Le notaire est tenu d’éclairer pleinement ses clients sur les conséquences juridiques, fiscales et patrimoniales des actes qu’il rédige (Cass. 1re civ., 28 nov. 2012). Une information incomplète sur la fiscalité d’une donation-partage, sur la portée d’une clause bénéficiaire ou sur les risques d’un démembrement engage sa responsabilité civile professionnelle.

Défaut d’impartialité

Dans une succession avec plusieurs héritiers, le notaire doit traiter chacun avec une stricte neutralité. Partialité dans la rédaction de l’inventaire, communication sélective des pièces, pression sur un héritier pour accepter un partage défavorable : autant de faits qui peuvent être qualifiés juridiquement et sanctionnés.

Retard fautif dans le règlement d’une succession

Le délai moyen d’un règlement successoral est de 6 à 12 mois hors complications. Au-delà, sans justification (héritier à l’étranger, contestation, bien à l’étranger), le retard peut être fautif : pénalités fiscales indues, perte de rendement des actifs, préjudice moral des héritiers. La responsabilité civile s’applique.

Erreur d’instrumentation

Contrôle insuffisant de l’identité des signataires, mention légale omise, cadastre erroné, signature de l’acte par une personne non habilitée : ces erreurs formelles peuvent entraîner la nullité de l’acte (notamment en présence d’un faux matériel) ou une responsabilité pour les conséquences de l’irrégularité.

Faux intellectuel ou matériel en écriture publique

Plus grave, le faux en écriture publique (C. pén. art. 441-4) vise l’altération frauduleuse d’un acte authentique : modification après signature, déclaration mensongère présentée comme sincère, constatation de faits inexacts. Cette infraction est punie de 15 ans de réclusion et 225 000 € d’amende. Elle peut être invoquée en défense pour obtenir l’annulation judiciaire de l’acte.

Engager la responsabilité civile professionnelle d’un notaire

L’action en responsabilité civile professionnelle (RCP) du notaire vise la réparation du préjudice subi par le client ou un tiers du fait d’une faute commise dans l’exercice de la fonction. Cette action est ouverte devant le tribunal judiciaire, au lieu de l’office notarial ou du domicile du défendeur. Elle se prescrit en principe par 5 ans à compter de la découverte du dommage (art. 2224 C. civ.).

La procédure se déroule en trois étapes :

  1. Réunion des pièces établissant la faute (acte litigieux, échanges, comptes notariaux), le préjudice (perte financière, perte de chance, préjudice moral) et le lien de causalité.
  2. Mise en demeure du notaire et de son assureur de responsabilité civile professionnelle (couverture obligatoire). De nombreux dossiers se règlent à ce stade par transaction sur la base des barèmes RCP.
  3. À défaut d’accord, assignation devant le tribunal judiciaire. Une expertise judiciaire est souvent ordonnée pour qualifier la faute et chiffrer le préjudice.

L’indemnisation couvre tant le préjudice direct que la perte de chance — admise par la Cour de cassation dans une jurisprudence constante (notamment Cass. 1re civ., 28 nov. 2012). Cette dernière est calculée comme une fraction probabilisée de l’avantage perdu, jamais comme la totalité du gain manqué. Pour aller plus loin, voir nos décryptages sur l’erreur professionnelle du notaire et la sanction du défaut d’impartialité du notaire.

L’action civile en réparation est cumulable avec la saisine de la chambre disciplinaire du notariat (sanction professionnelle : avertissement, blâme, suspension, destitution) et, le cas échéant, avec une plainte pénale pour faux en écriture publique. Le cabinet coordonne ces voies lorsque la stratégie globale l’exige. La preuve passe parfois par la levée du secret professionnel du notaire, qui obéit à des conditions strictes.

Questions fréquentes

À propos de : Litiges avec les notaires

Notre process

Un litige avec un notaire exige d’abord une analyse précise des actes en cause : identification des fautes (manquement au devoir de conseil, erreur d’instrumentaire, défaut d’impartialité, retard fautif) et évaluation du préjudice subi. Nous reconstituons la chronologie des faits et collectons les pièces probantes avant toute démarche.


La mise en cause peut prendre plusieurs formes : réclamation amiable auprès de l’office, saisine de la chambre des notaires, ou action en responsabilité civile professionnelle devant le tribunal judiciaire. Nous pilotons la procédure de bout en bout, en coordonnant si nécessaire avec l’assureur RCP du notaire pour obtenir réparation intégrale.

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