Successions complexes
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Successions complexes

Successions à forts enjeux, contestation de partage, recel successoral, valorisation de parts sociales — Marseille, Nice et Var.

Notre intervention en Successions complexes

Un avocat succession à Marseille ou à Nice intervient lorsque le règlement amiable bloque : conflit entre cohéritiers, partage déséquilibré, recel d’héritier (art. 778 C. civ.), omission volontaire d’un descendant ou contestation d’un acte notarié.

Le cabinet sécurise vos droits successoraux à chaque étape — option d’acceptation pure et simple, à concurrence de l’actif net ou renonciation —, identifie les risques de partage judiciaire et engage les recours nécessaires devant le tribunal judiciaire de Marseille ou Nice. La pratique notariale antérieure permet de lire en profondeur les actes contestés, à Marseille comme à Nice.

Le droit des successions recouvre des enjeux patrimoniaux et familiaux souvent complexes. Le cabinet intervient particulièrement dans les situations à forte technicité : successions impliquant des exploitations viticoles ou agricoles, partage de parts sociales, protection du conjoint survivant face aux héritiers, contestation d'actes notariés ou recel successoral.

La double compétence notaire-avocat permet une lecture experte des actes de liquidation, un contrôle rigoureux des évaluations et une capacité d'action contentieuse lorsque la voie amiable échoue. Le cabinet coordonne les interventions avec les notaires, experts-comptables et experts immobiliers pour garantir un traitement complet du dossier.

Chaque situation est analysée avec méthode : identification des droits, vérification des actes, évaluation des options stratégiques et mise en œuvre d'une solution adaptée à la configuration familiale et patrimoniale.

Ce que vous obtiendrez

Les successions complexes exigent une expertise technique approfondie et une coordination entre plusieurs intervenants. Le cabinet offre une approche structurée pour les dossiers à forts enjeux patrimoniaux et familiaux.
La double compétence notaire-avocat garantit une lecture experte des actes et une défense efficace.
  • Successions avec patrimoine professionnel
  • Contrôle des actes notariés
  • Valorisation de parts sociales
  • Protection du conjoint survivant
  • Coordination avec experts et notaires
Que l'enjeu soit amiable ou judiciaire, l'accompagnement vise à protéger vos intérêts et à parvenir à une résolution équitable et conforme au droit.
Maître Gomez — émission BFM sur la succession Delon
Maître Gomez — émission M6 héritage compliqué

Le Saviez-Vous ?

En apposant sa signature sur un document tel qu’un contrat ou un acte, le notaire, en tant que représentant de l’État, confère à ce document une valeur juridique tout en garantissant son authenticité. À partir de ce moment, le document revêt le statut d’« acte authentique », sachez que néanmoins l’acte peut faire l’objet d’une annulation par le Tribunal Judiciaire.

L’officier public qui trahit sa mission d’authentificateur commet une infraction lourdement sanctionnée par le droit pénal. Il se rend coupable d’un faux en écriture publique : d’une réclusion criminelle de 15 ans et d’une amende de 225 000 euros (C. pén., art. 441-4). Aussi bien cette procédure expose-t-elle son auteur, en cas d’échec, au prononcé d’une amende civile de 3 000 euros au maximum et à une condamnation à des dommages intérêts envers le notaire injustement accusé.

Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d’établir la preuve d’un droit ou d’un fait ayant des conséquences juridiques. L’article 441-1 du Code pénal incrimine « toute altération frauduleuse de la vérité commise par quelque moyen que ce soit ». La doctrine et la jurisprudence regroupent les procédés qui permettent la falsification en deux grandes catégories : le faux matériel et le faux intellectuel.

Le faux est dit matériel notamment par imitation de signature. Le notaire doit contrôler l’identité des signataires à l’aide de documents justificatifs comportant une photographie, tels qu’une carte d’identité, un passeport. Dans l’hypothèse où le notaire ne respecterait pas cette obligation professionnelle de base, l’acte authentique pourrait être frappé de nullité. Le faux matériel qui provient d’une falsification de l’acte effectuée par le notaire, après sa signature : l’acte authentique va être modifié après coup, soit par addition, soit par effacement (ex. : la modification du montant d’une reconnaissance de dette).

Le faux intellectuel consiste quant à lui pour le rédacteur de l’acte, à faire figurer dans celui-ci :

  1. des déclarations mensongères des parties présentées comme sincères ;
  2. la constatation de faits inexacts (un des donataires aurait antérieurement à la signature de la donation-partage reçu la somme donnée mentionnée dans l’acte, alors qu’il n’en est rien… Mais le parent promet qu’il l’a recevra après !) ;
  3. la dénaturation de la volonté des parties.

Le notaire devra alors démontrer l’absence d’intention frauduleuse en établissant que l’altération de la vérité est due exclusivement à sa négligence ou à son imprudence.

Sortir de l’indivision : amiable et judiciaire

L’indivision successorale est l’état dans lequel se trouvent les héritiers entre l’ouverture de la succession et le partage. Nul n’est contraint à demeurer dans l’indivision (art. 815 C. civ.) : chaque indivisaire peut en sortir.

Trois voies existent :

  1. Partage amiable. Suppose un accord unanime des indivisaires. Pour les biens immobiliers, l’acte est passé devant notaire. Le mode le plus rapide quand l’entente est possible.
  2. Partage à la majorité des deux tiers (art. 815-5-1 C. civ., dispositif 2018-2024). Permet aux indivisaires titulaires d’au moins deux tiers des droits indivis de provoquer la vente d’un bien indivis sans le consentement des autres, avec l’autorisation préalable du tribunal judiciaire.
  3. Partage judiciaire (art. 840 et suiv. C. civ.). En cas d’opposition irréductible, le tribunal judiciaire prononce le partage, désigne un notaire pour y procéder et, à défaut d’entente, ordonne la licitation aux enchères des biens.

La loi du 7 avril 2026 (loi nº 2026-248) a renforcé les pouvoirs du président du tribunal judiciaire en complétant l’article 815-6 C. civ. : le juge peut désormais expressément autoriser un indivisaire à conclure seul un acte de vente d’un bien indivis, intégrant ainsi une solution dégagée par la jurisprudence (Cass. 1re civ., 4 déc. 2013, nº 12-20.158). Notre analyse détaillée de la loi du 7 avril 2026 revient sur ses principaux apports.

Le cabinet, fondé par une ancienne notaire, lit les actes d’indivision et de partage avec la même grille de lecture que le notaire qui les a rédigés. Cette double compétence permet d’identifier les leviers les plus efficaces pour sortir d’une indivision conflictuelle, à Marseille, Nice et dans le Var. Lorsque le notaire chargé du partage a lui-même commis une faute, l’action peut basculer côté litiges avec les notaires.

Réserve héréditaire et quotité disponible

La réserve héréditaire est la part minimale du patrimoine qu’un défunt doit obligatoirement transmettre à ses descendants ou, à défaut, à son conjoint (art. 912 et suiv. C. civ.). Elle est incompressible : aucune disposition contraire (testament, donation, assurance-vie excessive) ne peut y porter atteinte.

Son montant dépend du nombre d’enfants :

  • Un enfant : 1/2 du patrimoine ;
  • Deux enfants : 2/3 (soit 1/3 chacun) ;
  • Trois enfants ou plus : 3/4, partagés à parts égales.

La part qui n’est pas réservée est la quotité disponible : 1/2 (un enfant), 1/3 (deux), 1/4 (trois ou plus). Le défunt peut en disposer librement par donation ou testament, au profit d’un héritier privilégié, du conjoint, d’un beau-parent ou d’un tiers.

Quand une libéralité dépasse la quotité disponible, l’héritier réservataire peut intenter une action en réduction (art. 921 et suiv. C. civ.) dans un délai de 5 ans à compter du décès, ou de 2 ans à compter du jour où il a eu connaissance de l’atteinte (sans pouvoir excéder 10 ans). Le cabinet engage cette action lorsque les libéralités au profit d’un héritier ou d’un tiers ont déséquilibré la succession au détriment d’un descendant.

Questions fréquentes

À propos de : Successions complexes

Notre process

Chaque dossier successoral commence par un état des lieux rigoureux : identification des héritiers, recensement de l’actif et du passif, repérage des actes notariaux existants et des éventuelles contestations. Nous évaluons avec vous les options — acceptation pure et simple, à concurrence de l’actif net, ou renonciation — en pesant les risques patrimoniaux concrets.


La stratégie est ensuite construite selon vos objectifs : règlement amiable, partage judiciaire ou contentieux avec un cohéritier ou le notaire chargé de la succession. Chaque étape est documentée, chaque délai légal anticipé, pour sécuriser votre part successorale et prévenir tout recel ou omission.

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